VIH et SIDA

Le VIH et le SIDA

Par M. Polselli pour Wicare, publié le 16/11/09 - mis à jour le 31/03/10.
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Sommaire :
VIH et SIDA

 1. Du VIH au SIDA


Le mode d'action du virus

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) est un micro-organisme qui s'attaque à un certain type de cellules : les lymphocytes CD4 (ou T4), l'arme de défense du corps humain. Son mode d'action consiste à utiliser un lymphocyte (globule blanc) pour se multiplier et se propager. Ce faisant, il endommage le lymphocyte et le détruit de l'intérieur. Le VIH met donc l'organisme en danger en désorganisant et en détruisant progressivement son système immunitaire. Ainsi affaiblie, la personne touchée par le VIH sera plus vulnérable aux infections virales et bactériennes habituellement bénignes.


Une évolution imprévisible

Les premiers signes de l'infection apparaissent généralement très peu de temps (entre trois et six semaines) après la contamination. Cette "primo-infection" passe très souvent inaperçue (il arrive qu'il n'y ait aucun signe) ou revêt l'allure d'une banale infection virale (symptômes grippaux : fièvre, courbatures, ganglions, diarrhée, maux de gorge, éruptions cutanées). Ces symptômes disparaissent spontanément au bout de quelques temps. La charge virale atteint un pic six semaines après la contamination puis diminue progressivement. Dans le même temps, le nombre des lymphocytes CD4 baisse puis remonte. C'est pourquoi il faut attendre plusieurs semaines après la contamination pour que les anticorps spécifiques au VIH apparaissent dans le sang et puissent être décelés. Le délai varie d'une personne à l'autre : il est généralement de moins d'un mois, mais seuls les tests effectués après trois mois peuvent donner le résultat avec une absolue certitude. Ce n'est qu'à partir de ce stade que l'on peut être diagnostiqué "séropositif" avec certitude.

Après la primo-infection, la personne touchée connaît une période de latence dont la durée est extrêmement variable (elle peut aller de deux ou trois ans à une dizaine, voire une vingtaine d'années).

A l'issue de cette phase asymptomatique, lorsque la détérioration du système immunitaire devient trop importante et que les lymphocytes sont en nombre trop réduit pour être efficaces, des symptômes apparaissent, principalement d'ordre infectieux. C'est cette forme avancée de l'infection par le VIH que l'on appelle SIDA (syndrome d'immunodéficience acquise). Elle se caractérise par des maladies dites opportunistes, par certains cancers, et par des troubles neurologiques.


Les modes de transmission

Le VIH a beau être présent dans l'ensemble des sécrétions corporelles de la personne contaminée, très spécifiques sont les situations présentant un risque de transmission. La salive, la sueur, les larmes contiennent le virus en trop petite quantité pour qu'une contamination soit possible. On compte cinq fluides corporels susceptibles de contenir le VIH en quantité suffisante pour permettre une transmission :

  • le sang
  • les sécrétions sexuelles, c'est-à-dire le sperme et le liquide pré-éjaculatoire chez l'homme, et les sécrétions vaginales chez la femme
  • le lait maternel

Ces fluides doivent être mis en contact avec une "porte d'entrée" dans l'organisme pour que l'infection soit réellement effective. Or seules les muqueuses sont perméables au virus VIH (la muqueuse anale étant la plus perméable, suivie de la muqueuse vaginale puis de la muqueuse buccale). La peau, en revanche, est imperméable au VIH, sauf en cas de lésions ou de plaies.

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2. Du VIH au SIDA (suite)

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